Un processeur classique.
Le CPU, cœur de tout ordinateur, enchaîne les calculs très vite, mais quelques-uns à la fois.
VOIR PLUS · CHAPITRE 03 — MESURER L’ÉNERGIE
LA QUESTIONCréer une image, résumer un texte, trier des avis : est-ce la même dépense d’énergie ?
Jusqu’ici, nous avons lu des estimations. Ce chapitre change de source : des mesures, prises en laboratoire sur les puces qui font les calculs.
DÉFILEZ POUR COMMENCERL’IA NE FAIT PAS QUE DU TEXTE
Les assistants qui écrivent ne sont qu’une partie de l’IA. Voici les 10 tâches mesurées par AI Energy Score. Retournez les cartes une par une, ou révélez le classement.
Barres en échelle logarithmique : chaque cran compte dix fois plus.
SOUS LE CAPOT
Le CPU, cœur de tout ordinateur, enchaîne les calculs très vite, mais quelques-uns à la fois.
Le GPU (processeur graphique), conçu au départ pour les jeux vidéo, réunit des milliers de petites unités qui calculent en même temps.
C’est ce dont l’IA a besoin : d’immenses quantités d’opérations simples, réalisées simultanément.
AI Energy Score fait traiter 1 000 requêtes de test à chaque modèle, sur une même carte (une NVIDIA H100), et relève l’énergie consommée par le GPU.
Divisée par 1 000, elle donne des Wh par requête.
Ni le refroidissement, ni le réseau, ni le bâtiment : un datacenter consomme davantage que ses GPU.
Ces mesures ne se comparent donc pas directement aux estimations EcoLogits des chapitres précédents.
AVANT D’EXPLORER
Entre la tâche la plus gourmande et la plus sobre, le rapport atteint environ 600. Sur une règle ordinaire, les petites valeurs disparaissent. Basculez d’une échelle à l’autre.
Échelle linéaire : la longueur est proportionnelle à la valeur. La similarité de phrases devient une barre invisible.
Échelle logarithmique : chaque graduation vaut dix fois la précédente. Tout est visible, mais les écarts paraissent bien plus petits qu’ils ne sont.
Ici, rien n’est extrapolé : l’énergie a été relevée pendant l’exécution. Mais seulement pour les GPU, sur des modèles ouverts que l’on peut faire tourner soi-même.
Classement public hébergé par Hugging Face, qui compare l’énergie des modèles d’IA ouverts.
10 tâches, 166 évaluations de modèles, sur carte NVIDIA H100.
Pour chaque tâche, la valeur du milieu parmi les modèles testés : moins sensible aux extrêmes que la moyenne.
Fichiers d’origine en kWh pour 1 000 requêtes, ce qui revient au même nombre en Wh par requête.
À VOUS
Le graphique classe les tâches de la plus à la moins gourmande. Commencez en échelle logarithmique pour tout voir, puis passez en linéaire pour ressentir les écarts.
V3 — Une tâche, un impact : énergie GPU médiane par requête pour dix tâches, échelle linéaire ou logarithmique — CHARGEMENT DE LA VISUALISATION…
AI ENERGY SCORE / CAMPAGNE FÉVRIER 2025
CE QUE L’ON EN RETIENT
×600
Entre la médiane de la génération d'images et celle de la similarité de phrases.
2SUR 10
Les deux tâches les plus gourmandes travaillent sur des images : génération d'images et description d'images.
×2618
Pour la génération de texte, entre le modèle le plus sobre et le plus gourmand des 40 mesurés : le choix du modèle compte autant que la tâche.
À GARDER EN TÊTE
EN RÉSUMÉ
Créer une image mobilise bien plus les GPU que trier des phrases. L’énergie d’une requête dépend du modèle, mais aussi de la tâche.
Derrière une requête d’IA, il y a donc des puces qui calculent. Mais ces puces ne flottent pas dans un « nuage » : elles sont rangées quelque part.