Votre appareil pose la question.
Pour les grands modèles en ligne, le calcul ne se fait pas dans votre téléphone : il est bien trop lourd. Votre appareil se contente d’envoyer la demande.
VOIR PLUS · CHAPITRE 04 — LES INFRASTRUCTURES
LA QUESTIONQuand on dit que l’IA est « dans le cloud », de quoi parle-t-on vraiment ?
Le « nuage » est une image. En réalité, les calculs ont lieu dans des bâtiments, construits sur des terrains, raccordés à des câbles. Allons les voir.
DÉFILEZ POUR COMMENCERDE L’ÉCRAN AU BÂTIMENT
Pour les grands modèles en ligne, le calcul ne se fait pas dans votre téléphone : il est bien trop lourd. Votre appareil se contente d’envoyer la demande.
Antennes, câbles, fibres : la demande rejoint des machines distantes.
Attention : ce schéma est symbolique. On ne sait pas où une requête donnée est traitée ; nos cartes ne montrent pas ce trajet.
Un serveur est un ordinateur sans écran, empilé avec d’autres dans des armoires. Équipés de processeurs et de GPU, ils produisent la réponse.
Un datacenter regroupe un grand nombre de serveurs. Il les alimente en électricité jour et nuit, et les refroidit pour qu’ils ne surchauffent pas.
Un terrain, un raccordement électrique, parfois de l’eau pour le refroidissement : un datacenter s’inscrit dans un territoire. C’est pourquoi sa localisation compte.
POURQUOI LE LIEU COMPTE
Là où un datacenter est construit, il puise dans des ressources locales. Sa localisation fait partie de son empreinte.
La façon dont l’électricité locale est produite fixe une grande partie des émissions liées au calcul.
Un datacenter consomme jour et nuit : sa demande pèse sur le réseau électrique de la zone.
Les besoins de refroidissement dépendent du climat et des ressources disponibles sur place.
Des terrains, des bâtiments, des raccordements : le numérique occupe de l’espace.
Avant d’ouvrir la carte, comptons ce qu’elle montre, et ce qu’elle ne montre pas.
Notre fichier de travail compte 39 entrées : des datacenters en France, repérés notamment dans OpenStreetMap, la carte collaborative mondiale.
Nous n’affichons que les installations dont l’emplacement a été vérifié, à l’adresse ou au site près. Les 16 autres restent hors de la carte.
Soit 78 % de notre sélection, autour de Paris. Les 5 autres sont dispersées dans 5 régions, une chacune.
À l’échelle de la France, les 18 installations franciliennes sont si proches qu’elles se superposent en un seul amas. Certaines partagent même une ville : Saint-Denis (4), Aubervilliers (2), Pantin (2) et Vélizy-Villacoublay (2).
D’où une seconde carte, zoomée sur l’Île-de-France.
Il n’existe pas de liste officielle et complète des datacenters français. Nous avons donc construit une sélection documentée, entrée par entrée.
Objets cartographiés par des contributeurs, vérifiés un par un les 19 et 20 octobre 2026.
18 à l’adresse, 3 par coordonnées officielles, 2 au site.
Une sélection, non exhaustive : d’autres datacenters existent en France.
Aucune donnée de consommation par installation : tous les points de la carte sont gris.
À VOUS
À gauche, la France entière : l’amas francilien saute aux yeux. À droite, l’Île-de-France : l’amas se sépare en installations distinctes.
V2 — Le numérique a une adresse : cartes des datacenters vérifiés en France et en Île-de-France — CHARGEMENT DE LA VISUALISATION…
DATACENTERS FRANCE / © OPENSTREETMAP
CE QUE L’ON EN RETIENT
78%
des installations de notre sélection sont en Île-de-France : une forte concentration autour de Paris.
4À SAINT-DENIS
Une même commune peut accueillir plusieurs installations : Saint-Denis (4), Aubervilliers (2), Pantin (2) et Vélizy-Villacoublay (2).
5RÉGIONS
hors Île-de-France, avec une seule installation chacune dans notre sélection.
À GARDER EN TÊTE
EN RÉSUMÉ
Les calculs de l’IA reposent sur des infrastructures physiques, concentrées dans certains territoires. Les rendre visibles, c’est rappeler que le numérique a un poids matériel.
Derrière une requête d’IA se cachent donc des calculs, de l’énergie, et des bâtiments bien réels : c’est la réponse à notre question de départ.